Christine Briand article (translated roughly)

Posted April 1 2015

Great article on Christine Briand by Voile et Voiliers magazine. We are of the same sailing generation, and often sailed against each other. To make this article more readily accessible, I have used Google Translate to put each paragrah into English.

There are lovely pictures featured in the original article.

Native de La Rochelle, bercée par un père au palmarès impressionnant (vice-champion du monde de 5O5, 8e aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968 en Dragon, présélectionné olympique en Finn, vainqueur de la Quarter Ton Cup en 1971, vainqueur de la Half Ton Cup en 1973), Christine Briand a tracé son chemin depuis sur toutes sortes de bateaux, entre trois bouées comme autour du monde…

A native of La Rochelle, rocked by a father with impressive track records (Vice-World Champion 5O5, 8th at the Mexico Olympic Games in 1968 in Dragon, preselected Olympic Finn, winner of the Quarter Ton Cup in 1971, winner of the Half Ton Cup in 1973), Christine Briand traced its way from all sorts of boats, such as the buoys around the world ...

Voilesetvoiliers.com : Ton avenir dans la voile était-il tout tracé ?
Christine Briand : Oui forcément ! J’ai baigné dans le milieu de la voile depuis ma naissance. Mon grand-père et après mon père (Michel Briand, ndlr) ont été pionniers de la régate en France. Je suis née à l’époque où le « Cinquo » démarrait : mon père faisait du Caneton, puis il est devenu l’un des meilleurs français en 5O5. J’étais très jeune et mes parents nous baladaient, mon frère Philippe et moi, de championnats en championnats. Ils nous emmenaient partout en Europe. J’ai des souvenirs de longs voyages dans la 404 familiale… Je dormais sur la banquette arrière et mon frère par terre. Cela m’a donné le goût du voyage, et je pense que ce fut l’une de mes motivations premières pour faire du bateau. Mon père avait de bons résultats, mais il était prédestiné à des études de notariat… Il a finalement fait de sa passion son métier. Après le 5O5, il a fait du Dragon et a participé aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968… Suite à sa rencontre avec Rolly Tasker (maître-voilier australien, ndlr) en Irlande, il a fondé à La Rochelle Tasker Europe, une voilerie mais également un pôle pour la plaisance qui proposait de l’équipement révolutionnaire pour l’époque, comme les premières poulies Harken ou les girouettes Windex. Son « Cinquo » Sundowner était très novateur avec sa dérive basculante et son tableau arrière ouvert…

Voilesetvoiliers.com: Your future in sailing was it all mapped out? Christine Briand: Yes of course! I bathed in the world of sailing since I was born. My grandfather and my father (Michel Briand, ed) were pioneers of the regatta in France. I was born at a time when the "Cinquo" was starting my father was doing Duckling, then he became one of the best in French 5O5. I was very young and my parents strolling my brother Philip and me to championships championships. They took us all over Europe. I have memories of long trips in the 404 family ... I was sleeping in the back seat and my brother down. This gave me a taste for travel, and I think that was one of my primary motivations for boating. My father had good results, but it was predestined to study notarial ... He finally made his passion his profession. After 5O5, he made Dragon and participated in the Mexico Olympics in 1968 ... Following his meeting with Rolly Tasker (Australian sailmaker, ed) in Ireland, he founded La Rochelle Tasker Europe, but a sail also a center for pleasure which proposed the revolutionary equipment for the time, as the first Harken pulleys or Windex wind vanes. His "Cinquo" Sundowner was very innovative with its tilting and drift astern open ...

Voilesetvoiliers.com : Quels furent tes premiers bords sur un bateau ?
C.B. : J’ai récupéré l’Optimist de mon frère qui passait en Moth Europe. Il y avait trois Opti en bois à La Rochelle : Obelix, Idéfix et Astérix. J’ai fait mes classes sur Obélix. Nous étions les « rois du plan d’eau rochelais » avec Xavier Phelipon (aujourd’hui, XPO importateur d’équipements pour voiliers, ndlr) et Jean Saucet (entraineur des Mini Transat 6.50 à la Rochelle) ! Claude Harlé était notre entraîneur. Je me souviens de notre premier National Optimist à Maubuisson où nous nous étions pris une raclée, alors que nous pensions être bons ! J’ai fait peu d’Optimist, car je suis rapidement passée au 420. J’ai bien marché assez vite : j’ai terminé 2e du championnat d’Europe Junior sur le lac d’Iséo (Italie) parce que j’adorais la brise. Je n’étais même pas cadette… Je naviguais avec des garçons et je barrais, alors qu’à l’époque, c’était plutôt aux filles d’équiper. Je n’ai d’ailleurs jamais trouvé ça logique…

Voilesetvoiliers.com: What were your first sail on a boat? CB: I got the Optimist my brother who passed Moth in Europe. There were three Opti wood in La Rochelle: Obelix, Asterix and Dogmatix. I did my classes on Obelix. We were the "kings of rochelais water" with Xavier Phelipon (now XPO importer of equipment for sailboats, note) and Jean Saucet (coach of the Mini Transat 6.50 La Rochelle)! Claude Harle was our coach. I remember our first National Optimist Maubuisson where we had taken a beating, so we thought good! I made little Optimist because I quickly passed 420. I soon enough market I finished 2nd in the Junior European Championships on Lake Iseo (Italy) because I loved the breeze. I was even younger ... I was sailing with boys and I Barrais, while at the time, it was pretty girls equip. I have also never found it logical ...

Voilesetvoiliers.com : As tu été « poussée » par tes parents ?

C.B. : Ah non ! Je détestais que mes parents viennent sur les compétitions. J’étais autonome, je voulais être avec mes copains, régater, et le soir aller au camping. Jamais mon père n’est venu sur un championnat. Ma mère m’accompagnait parfois, mais ne restait pas. L’indépendance sur ces championnats me plaisait bien ! Avec du recul, je me dis que c’est une vraie chance d’avoir fait de la voile. Cela m’a permis de voyager, d’avoir un esprit d’équipe et de compétition qui m’a sans doute aidé à l’école, d’avoir des amis dans le monde entier. En plus, quand tu fais du bateau, tu es obligé d’être « démerde »… C’est une belle école de la vie.

Voilesetvoiliers.com: Have you been "pushed" by your parents?

C. B.: Oh no! I hated my parents come to the competitions. I was independent, I wanted to be with my friends, racing, and at night go camping. My father never came to a championship. My mother sometimes accompanied me, but did not stay. The independence of these championships I liked! Looking back, I think it's a real chance for making the sail. This allowed me to travel, to have a team spirit and competition that probably helped me to school, have friends around the world. In addition, when you do the boat, you are forced to be "démerde" ... It's a wonderful lesson in life.

Voilesetvoiliers.com : Tu es née avec un problème de hanches que tu as dû gérer au quotidien, notamment quand tu t’es lancée dans la compétition à haut niveau. Cela t’as boosté ou au contraire freiné ?

C.B. : J’avoue que je ne sais pas. Cela fait partie intégrante de moi. Toute petite, j’ai passé six mois dans le plâtre en grand écart, puis je me suis fait opérer plusieurs fois, à dix ans puis à dix-huit ans. On te casse le fémur, puis le bassin, j’ai eu plusieurs prothèses. Certaines personnes diront que je suis devenue ce que je suis, parce que je me suis battue, mais je n’en sais rien, parce que j’ai été baignée dans le monde de la compétition très tôt. Parfois c’est compliqué. Plus jeune, je faisais semblant de porter le dériveur pour le mettre sur la remorque. Matosser sur une Volvo, c’était impossible. Tu es toujours obligé de te justifier. Alors vis à vis des autres, c’est parfois dur. Mais cela ne m’a pas empêché de faire beaucoup de choses finalement !

Voilesetvoiliers.com: You were born with a hip problem you had to manage daily, especially when you you're thrown into the competition at the highest level. That you've boosted or slowed opposite?

C. B. I confess I do not know. It's part of me. Small, I spent six months in the plaster splits, then I've had my several times to ten years and eighteen years. We'll break the femur and the pelvis, I had several prostheses. Some people will say that I became what I am, because I fought, but I do not know because I was bathed in the world of the competition early. Sometimes it's complicated. Younger, I pretended to carry the dinghy to put it on the trailer. Matosser on a Volvo, it was impossible. You always have to justify yourself. Then against the other, it is sometimes hard. But that does not stop me from doing many things at last!

Voilesetvoiliers.com : Années collège en 420, puis préparation olympique en 470. Que retiens-tu de ces années ?

C.B. : J’ai fais du 420 en équipage mixte puis en féminin avec Claire Fountaine et nous avons terminé Championnes de France. Et puis je suis passé au 470, en mixte, avant que le bateau ne devienne discipline olympique féminine. Très honnêtement, je ne l’ai pas pris comme une bonne chose, car je trouvais que cela ressemblait à de la discrimination. J’ai toujours navigué avec des garçons et je ne voyais pas pourquoi il fallait mettre les filles d’un côté, et les garçons de l’autre. Mais avec du recul, la voile olympique féminine a tout de même ouvert beaucoup de portes. Les filles ont eu accès au haut niveau car elles avaient des structures dédiées. Pour Claire et moi, gagner une médaille aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 était un objectif. Nous étions alors, l’équipage français le plus expérimenté : nous gagnons le Championnat du Monde en Nouvelle-Zélande en 1983, puis devenons vice-Championnes du Monde en 1986. La médaille d’or était à notre portée. La sélection olympique est toujours aussi draconienne puisqu’il ne faut qu’un bateau par pays pour les Jeux Olympiques. Nous sommes tombées sous le coup d’un « black-flag » (règle noire) à Hyères dans les sélections, puis avons terminé premières françaises et 2e à Medemblick, 2e à Weymouth… Mais au cumul, cela ne suffisait pas. Claire est partie en tant que remplaçante à Séoul, et moi je suis restée à la maison. Cela fait partie de la plus grosse déception de ma carrière !

Voilesetvoiliers.com: 420 Years college and Olympic preparation 470. What do you remember of those years?

CB: I'm mixed crew of 420 and in women with Claire Fountaine and we finished champions France. And then I moved to 470, mixed, before the boat becomes Women's Olympic discipline. Quite honestly, I have not taken as a good thing, because I thought it looked like discrimination. I have always sailed with the boys and I did not see why he had to put the girls on one side and boys on the other. But with hindsight, the women's Olympic sailing nonetheless opened many doors. The girls had access to the highest level as they had dedicated structures. Claire and I win a medal at the Seoul Olympics in 1988 was a goal. We were then the most experienced French crew: we win the World Championship in New Zealand in 1983 and become Vice World Champion in 1986. The gold medal was within reach. Olympic selection is always drastic as it takes a boat by country for the Olympic Games. We are fallen foul of a "black-flag" (black rule) in Hyères in selections and have completed the first French and Medemblick 2nd, 2nd in Weymouth ... But cumulation, it was not enough. Claire left as a substitute in Seoul, and I stayed home. This is part of the biggest disappointment of my career!

Voilesetvoiliers.com : Il y a eu ensuite le match-racing avec d’excellents résultats. N’as-tu jamais pensé à faire de la course au large en solitaire ?

C.B. : J’ai la chance d’habiter La Rochelle et assez rapidement, j’ai fait de l’habitable en parallèle du 470. J’ai fait ma première la Baule-Dakar en 1980 avec Olivier Moussy. Ceux qui naviguent en dériveur ont toujours la réputation d’être bon barreur et de prendre de bons départs. Je me souviens de ma première course au large en Manche, j’étais paniquée, mais on m’avait dit : « Tu prends un bon départ, tu passes la première bouée en tête, c’est tout ce qu’on te demande ! ». C’est vrai qu’à mon époque, il fallait faire de la course au large et de la course en solitaire pour être reconnue. Cela ne m’a jamais tentée parce que je ne suis pas « physique ». A l’étranger, la voile olympique est très reconnue, plus que la course au large, ce qui n’est pas le cas en France. Ce n’est pas évident de gagner sa vie et c’est encore plus dur pour une fille. A la fois, ça t’ouvre des opportunités, car je n’aurais pas fait la Volvo Ocean Race si je n’avais pas été une fille…

Voilesetvoiliers.com: He then had the match racing with excellent results. Have you ever thought to do the race solo ocean?

CB: I am fortunate to live in La Rochelle and pretty soon, I made the space parallel to the 470. I made my first La Baule-Dakar in 1980 with Olivier Moussy. Those sailing dinghy still have the reputation of being good helmsman and make good starts. I remember my first race off the English Channel, I was panicked, but was told: "You take a good start, you pass the first mark in the lead, that's all we ask of you! ". It is true that my day, we had to race off and lonely race to be recognized. It never tempted me because I'm not "physical". Abroad, the Olympic sailing is recognized more than the racing, which is not the case in France. It's not easy to make a living and it's even harder for a girl. At the same time, it opens opportunities to you because I would not have done the Volvo Ocean Race had I not been a girl

Voilesetvoiliers.com : Tu as mené beaucoup de projets de front comme les JO en match-racing, la Whitbread (ex-Volvo Ocean Race). Peut-on te qualifier d’électron libre ?

C.B. : C’est un peu vrai ! En parallèle du projet Volvo avec EF Education, il était question d’une série olympique Match-Race dès 2000. J’avais commencé à faire du match race en 1998, juste après la course autour du monde en équipage : j’étais première française et finalement la discipline n’a été olympique qu’en 2012 ! Cela a mis beaucoup de temps, alors au bout d’un moment j’ai arrêté, d’autant que la Fédération Française de Voile ne nous a pas aidé... La « fédé » a décidé que je n’irais pas au Championnat du Monde de match-race en 2005 parce que j’étais trop âgée. Sympa ! J’étais déçue, pourtant j’ai formé beaucoup de jeunes… Et c’est amusant, parce que finalement dans les séries de petits quillards comme le J-80, nous sommes plusieurs « vieux de la vieille » à nous battre dans le paquet de tête comme Jean-Yves Jaffrezic. Lorsque j’étais sur les listes « Elite », je pense que la FFV trouvait que j’étais trop un électron libre, alors que pourtant, pour être bon, il faut naviguer sur le plus de supports possibles avec le plus d’équipiers possibles, surtout pour les filles. En préparation olympique, il aurait fallu que je rentre dans le cadre, et j’ai un peu de mal avec ça, et j’avais la chance d’avoir plein d’opportunités de navigations différentes.

Voilesetvoiliers.com: You led many projects simultaneously as the Olympics in match racing, the Whitbread (former Volvo Ocean Race). Can we call you free electron?

C. B.: It's somewhat true! In parallel with the project with Volvo EF Education, there was talk of an Olympic Match Race series in 2000. I started to match race in 1998, just after the round the world race: I was the first French and finally Olympic discipline was in 2012! This put a lot of time, so after a while I stopped, especially as the French Sailing Federation did not help us ... The "Fed" decided that I would not go to the Championship World match racing in 2005 because I was too old. Nice! I was disappointed, yet I have trained many young people ... And it's fun, because ultimately in the series of small keelboats like the J-80, we are many "old timers" to fight in the package head as Jean-Yves Jaffrezic. When I was on the lists "Elite", I think the FFV thought I was too much of a free spirit, as yet, to be good, you have to navigate the most possible media with the most potential mates especially for girls. In Olympic preparation, I would have had to fit in the frame, and I have a little trouble with that, and I was lucky enough to have plenty of opportunities in different navigations.

Voilesetvoiliers.com : Peut-on véritablement gagner sa vie en tant que professionnelle de la voile ?

C.B. : De ma génération, il n’y en pas beaucoup qui réussissent à vivre de la voile, sauf ceux qui font un Vendée Globe ou des gros projets de course au large. Je pense à Loïck Peyron par exemple. En tant que femmes, nous sommes limitées par des postes et le poids. Et puis, il y a aussi parfois, des femmes de propriétaires qui sont jalouses, et véritablement te freinent dans tes projets. C’est une réalité ! Un skipper très connu avait envisagé que l’on fasse la Transat AG2R en Figaro ensemble : sa femme a tapé un scandale… J’ai eu plusieurs fois le cas ! C’est pénible… Les femmes de coureurs ont parfois du mal, parce que en tant que navigatrices, nous comprenons la passion et parlons le même langage que leur compagnon. C’est assez étrange… Mais de toutes façons, je n’ai jamais pensé faire de la régate à 100%, j’ai toujours fait d’autres choses en parallèle.

Voilesetvoiliers.com: Can we really make a living as a professional sailing?

CB: In my generation, there are not many who manage to live sailing, except those which make a Vendée Globe or large offshore racing projects. I think Loick Peyron for example. As women, we are limited by positions and weight. And then there sometimes, women owners who are jealous, and truly hinder you in your projects. It is a reality! A famous skipper had considered us to do the Transat AG2R Figaro together: his wife typed a scandal ... I had several times the case! It's painful ... Women runners sometimes have trouble because as sailors, we understand the passion and speak the same language as their companion. It's quite strange ... But anyway, I never thought to do the 100% regatta, I always did other things in parallel.

Voilesetvoiliers.com : Justement, que fais-tu en parallèle de la régate ?

C.B. : Assez tôt finalement, j’ai fait du journalisme et de l’expertise maritime. Depuis 1998, j’ai créé Waypoint, qui est une société d’organisation et d’évènementiel autour de la voile. J’aimerais également m’occuper de sponsoring pour des coureurs, les accompagner dans leur projet… Il y a également Waypoint Tracking ou Géoracing, qui est le système de géolocalisation pour les régates… Il s’agit d’une application simple et très aboutie. Sans doute la meilleure sur le marché. Son développement commercial n’est pas facile, mais c’est un outil très important pour la communication de la voile, tout de même assez coûteux au regard des moyens des organisateurs ou clubs. J’y passe beaucoup de temps…

Voilesetvoiliers.com: Exactly what are you doing in parallel with the regatta?

CB: Soon enough eventually I made journalism and maritime expertise. Since 1998, I created Waypoint, which is an organizational society and events around the sail. I would also like to take care of sponsorship for runners, supporting them in their project ... There has also Waypoint Tracking or Géoracing, which is the tracking system for regattas ... This is a simple and very successful implementation . Probably the best on the market. Commercial development is not easy, but it is a very important tool for the communication of sailing, still quite expensive for the average of the organizers or clubs. I spend a lot of time …

Voilesetvoiliers.com : Que penses-tu de la place de la femme en régate et plus particulièrement de l’équipage féminin SCA sur la Volvo Ocean Race ?

C.B. : La meilleure façon de progresser, c’est de naviguer contre les garçons, avec des garçons. Mais parfois tu n’as pas le choix. Ce qui m’agace un peu, c’est le prix féminin dans une régate, ou qu’il y ait une coupe pour le premier équipage féminin. Pour moi, c’est une forme de discrimination. Alors, pourquoi ne pas faire un prix pour les shorts bleus ! Je ne comprends pas les filles qui sont fières de ça, de porter un ciré rose, un T-shirt rose… La voile est le sport à armes égales. En fait, pour embarquer dans un équipage mixte, je pense que les femmes doivent postuler pour un poste adapté… Je ne me battrais pas pour un poste d’embraqueur par exemple, en revanche oui pour la tactique, la navigation, la barre… Il faut juste être à sa place… On sait que certains postes sont trop durs physiquement, c’est comme ça ! Concernant la Volvo Ocean Race, les filles de SCA ont eu les moyens de leurs ambitions plus que nous à l’époque. Elles sont trois de plus à bord, ce qui n’était pas notre cas, et cela les met sur un pied d’égalité. Certains diront que c’est un avantage. Mais elles naviguent particulièrement bien sur les in-shores. Elles ont eu du mal à faire un équipage, cela prouve qu’il y a une pénurie de femmes professionnelles, de haut niveau, pour la course au large. Il faut avoir une sacrée expérience et avoir énormément navigué. Je regrette qu’il n’y ait pas de Françaises, comme Jeanne Grégoire ou Karine Fauconnier.

Voilesetvoiliers.com: What do you think of the place of women in racing and especially the female crew SCA in the Volvo Ocean Race?

CB: The best way forward is to sail against the boys with boys. But sometimes you have no choice. What bothers me a bit is the female prize in a regatta, or there is a cut for the female crew. For me it is a form of discrimination. So why not make a price for blue shorts! I do not understand girls who are proud of that, wearing a pink wax, a pink t-shirt ... Sailing is a level playing field in sport. In fact, to embark on a mixed crew, I think women need to apply for a suitable job ... I would not fight for a position of embraqueur eg, by contrast yes for tactics, navigation bar ... He You just be him ... We know that some positions are too hard physically, that's how! Regarding the Volvo Ocean Race, the SCA girls had the resources they need us more than the time. They are three more on board, which was not the case and it puts them on an equal footing. Some say it is an advantage. But they sail especially well on in-shore. They struggled to make a crew, this proves that there is a shortage of professional women, high level for the racing. You have to have an experience and have navigated tremendously. I regret that there is no French as Jeanne Grégoire and Karine Fauconnier.

Voilesetvoiliers.com : Une Volvo au féminin, cela se passe comment ?

C.B. : A la fois mieux, à la fois moins bien. J’ai souvent dit que c’est plus compliqué mais plus riche d’un point de vue humain de naviguer avec des filles. Il y a l’exemple connu de Luc Pillot et Thierry Péponnet qui deviennent champions olympiques en 1992 en 470, alors qu’ils ne s’entendaient pas du tout à terre ! En équipage féminin, je pense que c’est impossible. Il y a de l’affectif, de la solidarité, du copinage en plus. Tu n’es pas forcément copine avec tout le monde, mais je trouve qu’il y a un lien en plus. Cela failli « pêter » sur la première étape à bord d’EF Education sur la Volvo : on a toutes mis de l’eau dans notre vin entre latines et anglo-saxonnes. Nous avons fini la course en étant proches. Les femmes ne peuvent pas fonctionner sans affect.

Voilesetvoiliers.com: A Volvo feminine, this happens?

C. B.: Both better, both so well. I have often said that it's more complicated but richer from a human point of view to navigate with girls. There is the known example of Luc Pillot and Thierry Péponnet that become Olympic champions in 1992 in 470, when they did not get along at all down! In female crew, I think it's impossible. There is the emotional, solidarity, cronyism and more. You're not necessarily girlfriend with everyone, but I find that there is a link more. This almost "farting" on step aboard EF Education on Volvo: we all put water in our wine between Latin and Anglo-Saxon. We finished the race being close. Women can not function without affect.

Voilesetvoiliers.com : Quelle est ton actualité ?

C.B. : J’ai un peu réenclenché la course professionnelle : je navigue en Dragon et je vais faire le Championnat du Monde (La Rochelle, du 4 au 12 juin). J’ai la lourde tâche de remplacer Philippe Presti qui sera sur Oracle à ce moment-là… Je vais également participer au Spi Ouest France en J-80 et faire les Voiles de Saint Barth à suivre. Je navigue aussi aux Antilles pour l’Association « Les petits filous » créée en 2002 par Philippe Charlet en Guadeloupe. Cette association rassemble des amateurs, chefs d’entreprise, cadres, travailleurs indépendants qui ont envie de régater. Certains naviguent depuis trois mois seulement. Avec eux, nous avons gagné la Heineken Regatta en A-40 il y a quinze jours. C’était super de les avoir emmenés à ce niveau là !

Voilesetvoiliers.com: What's your news?

CB: I just reset professional racing: I sail in the Dragon and I will make the World Championship (La Rochelle, from 4 to 12 June). I have the difficult task of replacing Philippe Presti will be on Oracle that time ... I will also participate in the Spi Ouest France on D-80 and do the Voiles de Saint Barth to follow. I also sailed to the West Indies for "Little rascals' Association founded in 2002 by Philippe Charlet in Guadeloupe. This association brings together enthusiasts, entrepreneurs, executives, self-employed workers who want to race. Some sail for three months. With them, we have won the Heineken Regatta in A-40 there fifteen days. It was great to have them taken at this level!

Voilesetvoiliers.com : Comme Florence Arthaud, te sens tu une femme libre ?

C.B. : Oui ! Parfois je me dis que j’aurais dû faire plus d’études, que j’aurais pu avoir des enfants car ce n’était pas ma volonté de ne pas en avoir, mais je suis libre, j’ai fait et je fais encore tout ce que j’ai eu envie de faire. J’adore toujours le jeu de la régate, car c’est un jeu de stratégie, et j’espère jouer encore longtemps… Florence Arthaud disait en effet qu’elle était libre, même si je pense que la notoriété nuit un peu à la liberté. C’était une femme qui était passionnée, naturelle, attachante et qui était super fidèle en amitié… La liberté, c’est aussi de ne pas être complexée, de ne pas avoir à faire ses preuves en tant que femme.

Voilesetvoiliers.com: As Florence Arthaud, do you feel a free woman?

C. B.: Yes! Sometimes I tell myself that I should have done more research, I could have children because it was not my desire not to have, but I am free, I did and I still do everything I wanted to do. I still love the game of racing, because it is a strategy game, and I hope to play for a long time ... Florence Arthaud said in effect it was free, although I think that the reputation detracts a bit from the freedom. It was a woman who was passionate, natural, endearing and was super loyal friend ... Freedom is also not to be complexed, not having to prove himself as a woman.

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